10 ans de La ficelle : Retour sur les conferences

Un trésor gravé, un monument souterrain, un sanctuaire disparu et trois conférenciers pour trois mystères.

La ficelle a eu la chance d’assister à trois conférences d’un haut niveau d’intérêt.

Vendredi 25 mai, le trésor gravé de 1550 dévoilé sous nos yeux nous a émerveillés par son intérêt historique. Sur ce plan scénographique, la ville de Lyon nous est apparue telle qu’elle était au XVIe siècle, dans tous ses détails de vie. Des maisons aux formes variées, une végétation diversifiée, des gens dans leurs activités multiples, les moyens de transport, les animaux : une vraie promenade dans le temps grâce à Tristan Vuillet, archiviste,  qui a su rendre attractif ce plan pourtant très abimé.  Plusieurs interpellations subsistent sur le pourquoi de ce plan, sa destination et son auteur. En effet telle une propagande, la ville apparait comme idéale, sans masures, sans pauvreté et bizarrement sans les activités pourtant essentielles à Lyon à cette époque, imprimerie et tissage. Les questions restent sans réponses.

Photos de La ficelle faites depuis l’ouvrage « En regardant passer..à Lyon au XVIe siècle » (d’après le plan scénographique) de Max Bobichon et Yves Montmessin

 

Samedi 26 mai, les deux conférenciers ont échangé sur les connexions qu’il pourrait y avoir entre les arêtes de poisson et le sanctuaire des Trois Gaules, deux monuments méconnus. L’un, souterrain, immense, daté de l’antiquité, sans trace d’utilisation quelconque, sans archives, et l’autre, immense aussi, avec des évocations dans les écrits, mais pas de vraies traces tangibles hormis celles que l’on trouve sur les pièces de monnaie romaines et quelques objets épars. Encore des interpellations et des questions sans réponses. Walid Nazim, écrivain spécialiste des arêtes,  nous a entraîné dans les galeries, les puits, à la recherche du trésor des templiers, tandis que Daniel Frascone, archéologue, plus « terre à terre » nous a expliqué les dangers des écoulements d’eau mal drainés  d’où la construction de ces galeries et puits pour ralentir la vitesse de l’eau et prévenir les éboulements. Chacun a exposé ses arguments qui nous laissent cependant dans le questionnement.

Reste à savoir pourquoi ces monuments, tous deux de dimensions extraordinaires, ne font pas  l’objet de recherches plus approfondies, en particulier les arêtes de poisson qui sont là, bien présentes  à trente mètres de profondeur ? Pourquoi la Ville se désintéresse-t-elle de ce trésor unique et visible ?

Autant de mystères à élucider. Remarque de Gérald Fontaine, lecteur de La ficelle et auditeur : « A l’aune des conférences notamment du 26 mai, on constate que le public est demandeur d’encore plus de détails sur les mystères lyonnais ».

Daniel Frascone                                                                                        Walid Nazim

Les lecteurs de La ficelle s’étant déplacés en grand nombre, la salle de conférence des archives s’est vite révélée trop petite et plusieurs personnes n’ont malheureusement pas pu y accéder.

Nous remercions les intervenants pour leur prestation bénévole, ainsi que les archives pour le prêt de la salle et l’aide de ses collaborateurs : monsieur l’archiviste,  et messieurs les gardiens nous ont permis de mener à bien ces deux matinées.

 

 

 

 

Nous remercions aussi la Cave Tabareau et Le Banquet pour leur contribution festive : rosé d’Ardèche, chouquettes et croquets ont agrémenté la fin de la matinée.

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La fête de La ficelle continue vendredi 8 juin au Cercle des Chefs d’Atelier 26 rue de Crimée. Une nouvelle rencontre avec l’histoire nous est proposée par Denis Lang qui nous racontera l’histoire du quartier du Mont Sauvage. Pourquoi cette appellation du haut des pentes de la Croix-Rousse, quelles sont ses particularités ? Une exposition retracera les articles de La ficelle traitant des sujets concernés, à savoir : la citadelle, la Tourette, la tour Pitrat, la villa Sanitas, la muraille Saint-Sébastien….les panneaux exposés aux archives municipales lors des conférences des 25 et 26 mai, autour du plan de 1550, des arêtes de poisson et du sanctuaire des Trois Gaules, seront à nouveau visibles ce soir-là.

 

 

Author: LaFicelle

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